« Carmen, c'est une histoire de prédation et de mépris. Rien donc n'y pourrait mettre fin. Même pas la mort, même pas le crime. Cette femme, Carmen, demeure une énigme sensuelle. »
Carmen est immortelle, car le texte ne meurt pas. Dans cette réécriture de Mérimée, Don José raconte à la première personne les sept épisodes de son histoire d'amour. Le monologue se développe sur fond de flamenco et de chansons gitanes qui sont comme le choeur donnant la réplique au coryphée Don José, recréant un dialogue conçu comme une dernière entrevue entre les deux amants.
Formée à l'étude musicale auprès du chef d'orchestre Louis Langrée et au Conservatoire, ayant mené parallèlement des études de Lettres et de comédie, Juliette Deschamps signe en 2006 sa première mise en scène d'opéra, Era la notte, et monte Le Banquet de Platon. Elle a fondé cette saison la compagnie La Scène du crime.
Artiste catalan né en 1957, Miquel Barceló est devenu au cours des années 1980-1990 un représentant majeur de l'art espagnol contemporain. Le Centre Pompidou lui consacre une rétrospective en 1996. Il est lauréat du Prix Prince des Asturies pour les Arts en 2003.
La représentation du jeudi 8 janvier est accessible aux spectateurs non-voyants et malvoyants (audiodescription réalisée par Accès Culture). Renseignements Adèle Brouard au 04 66 36 65 19.