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Merlin ou la Terre dévastée
Théâtre

Les chevaliers de la table ronde transposés dans une histoire de notre temps : la puissance joyeuse de l’épopée, en contrepoint d’une humanité disloquée.

De Tankred Dorst avec la collaboration de Ursula Ehler
Traduction Hélène Mauler et René Zahnd / L’Arche Éditeur

Création collective du Collectif Les Possédés, dirigée par Rodolphe Dana

Scénographie, costumes et lumière  Katrijn Baeten et Saskia Louwaard
Régie générale, régie lumière  Wilfried Gourdin
Assistante mise en scène Pauline Ringeade
Assistante costumes  Sara Bartesaghi Gallo
Stagiaire scénographie et costumes Elsa Dray-Farges

Avec
Simon Bakhouche, Laurent Bellambe, Julien Chavrial, David Clavel, Rodolphe Dana, Françoise Gazio, Katja Hunsinger, Antoine Kahan, Nadir Legrand, Régis Laroch, Christophe Paou, Marie-Hélène Roig

Production Collectif Les Possédés
Coproduction La Ferme du Buisson - Scène nationale de Marne-la-Vallée, Le Nouveau Théâtre d’Angers - Centre dramatique national Pays de la Loire, Le Bateau Feu - Scène nationale de Dunkerque, le Théâtre de Nîmes, La Colline - Théâtre national et Arcadi. Soutiens DRAC Île-de-France et Conseil Général de Seine-et-Marne. Avec la participation artistique du Jeune Théâtre National
Production/diffusion Made In Productions
Le Collectif les Possédés bénéficie du soutien de la Direction régionale des affaires culturelles d’Île-de-France, Ministère de la Culture et de la Communication.
Le Collectif Les Possédés est associé à La Ferme du Buisson, Scène nationale de Marne-la-Vallée, et à La Scène nationale d'Aubusson.
Photographies © Jean-Louis Fernandez


Jeudi 26, vendredi 27 mai 2011 à 20h - Cloître des Jésuites
Tarif III [+] - Durée 3h30 avec entracte

 
 

Le collectif Les Possédés s’attaque à la légende des chevaliers de la Table ronde, le ton intrépide offre une vision décalée du genre humain. La pièce de Tankred Dorst semble avoir été écrite sur mesure pour eux tant elle humanise la quête du Graal. Pièce fétiche de l’auteur datant des années soixante-dix, Merlin est une fresque grand format à la Shakespeare, une comédie burlesque pleine de liesse, à la hauteur du Sacré Graal des Monty Pyton. Sa veine politique donne à l’utopie de la Table ronde une résonance actuelle. La recherche d’un ordre juste se réalise au sein d’un monde comparé à une terre dévastée. Merlin en fils du diable, le mythe est fait d’amour et de pouvoir pervertis, entrelaçant destins individuels et idéal collectif.

La jeune troupe reste fidèle à sa renommée, intuitive et énergique, elle donne à voir la part d’humanité et d’inhumanité qui sommeille en chacun, parodiant les amours contrariés de Guenièvre et Lancelot, s’essayant au charme aguicheur de Gauvin et aux doutes d’Arthur. Ici le théâtre se fabrique à vue dans un enchaînement de faux sang et de vraie émotion. Passant de l’absurde à la gravité, Les Possédés multiplient les registres et peaufinent leur jeu naturel. Portés par le même souffle que dans leurs mises en scène dépouillées de Lagarce ou de Tchekhov, les acteurs se lancent dans un théâtre encore plus physique. Le corps échappe définitivement à la raison, se faisant l’expression de toutes les pulsions.

 
théâtre de nîmes
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