Israel Galván - El Final de este estado de cosas, redux Danse
Le "danseur des danseurs" franchit une nouvelle étape artistique en interprétant avec son corps le texte de l'Apocalypse de saint Jean. Grâce à lui, le flamenco s'affranchit de la pesanteur et triomphe des enfers avec fracas.
Un projet de la Compagnie Israel Galván Dirigé par MÁQUINA PH Danse et chorégraphie Israel Galván
Direction artistique Pedro G. Romero Mise en scène Txiki Berraondo
Inés Bacán, chant Juan José Amador, chant Alfredo Lagos, guitare José Carrasco, percussions Bobote, danse, palmas, compás Eloisa Cantón, violon Marco Serrato, “Orthodox“ basse Ricardo Jimenez, “Orthodox“ guitare Borja Dìaz, “Orthodox“ batterie Antonio Moreno, “Proyecto Lorca“ percussions Juan Jiménez Alba, “Proyecto Lorca“ saxos
Lumière Antonio Serrano Son Felix Vàzquez Régie Balbina Parra Décors et Accessoires Pablo Pujo, Pepe Barea Costumes Soledad Molina (Mangas verdes) Coordination technique Ada Bonadei
Production A Negro Producciones. Un projet en collaboration avec l’Agence andalouse pour le Développement du Flamenco – Junta de Andalucia et de l’Union Européenne FEDER. Diffusion internationale Catherine Serdimet.
Dimanche 17 janvier 2010 à 18h - Théâtre Tarif I unique[+] - Durée1h40
Issu d'une famille de danseurs sévillans, Israel Galván n'a jamais cherché à se libérer de la tradition mais plutôt à libérer la tradition elle-même. Chacun de ses spectacles est comme un pas de géant pour la danse flamenca. Ce très grand maître va encore plus loin dans sa nouvelle création : s'inspirant des écrits de saint Jean, il en danse les versets apocalyptiques avec une forme de sensualité mêlée de dignité et de virtuosité. Sa lecture moderne du texte lui donne un nouveau sens, ses gestes, ses pas, son corps entier sont comme les mots mêmes du Jugement de Dieu. Il traverse cinq tableaux jusqu'à un final profondément original, il fait ressentir le silence des ténèbres ou éclater le fracas sous ses pieds comme le cataclysme dans le ciel. Il frappe le bois, celui de son "taconeo" et celui de son cercueil, lui imprime un rythme, tout comme lui est un arbre souple qui nourrit ses feuilles aériennes de la sève de ses racines. Israel Galván ne fait rien avec facilité et son exigence atteint ses musiciens qui ne se contentent pas, eux non plus, du flamenco classique mais font se rencontrer les genres, pour raconter l'histoire. Après le succès, partout en France, de La Edad de oro (2005), et un superbe spectacle en hommage à son père, avec sa mère et sa sœur Pastora, à Nîmes en 2009, Israel Galván revient offrir son art unique qui se réinvente sans cesse, qui est un défi.