The Song explore les réactions d’un corps en voie de dématérialisation. Au croisement des arts, à l’heure du virtuel.
Par la compagnie Rosas Un spectacle d’Anne Teresa De Keersmaeker, Ann Veronica Janssens, Michel François Créé avec Pieter Ampe, Bostjan Antoncic, Eleanor Bauer, Carlos Garbin, Matej Kejzar, Mark Lorimer, Mikael Marklund, Simon Mayer, Michael Pomero, Sandy Williams Dansé par Pieter Ampe, Bostjan Antoncic, Carlos Garbin, Matej Kejzar, Mikael Marklund, Simon Mayer, Michael Pomero, Sandy Williams
Bruiteuse Céline Bernard Scénographie Ann Veronica Janssens, Michel François Costumes Anne-Catherine Kunz Directrice des répétitions Muriel Hérault Dramaturgie Claire Diez Conseillers musicaux Eugénie De Mey, Kris Dane Conseiller au bruitage Olivier Thys Assistantes à la direction artistique Anne Van Aerschot, Femke Gyselinck Coordination de la production Johan Penson assisté de Tom Van Aken Techniciens Simo Reynders, Jan Herinckx, Davy Deschepper, Bardia Mohammad, Wannes De Rydt, Jitske Vandenbussche Son Alex Fostier, Juliette Wion Production Rosas. Coproduction De Munt / La Monnaie, Théâtre de la Ville, Grand Théâtre de Luxembourg, Concertgebouw Brugge. Rosas est soutenu par les autorités flamandes.
Mardi 6 octobre 2009 à 20h Mercredi 7 octobre 2009 à 19h - Théâtre Tarif II[+] - Durée1h50 environ.
Forte d’un répertoire en renouveau perpétuel, la chorégraphe flamande construit une oeuvre à l’écoute des autres arts. Elle tire sa singularité d’un puissant dialogue entre danse et musique et entre danse et texte.
The Song évoque un monde qui court à toute allure, de plus en plus vite, jusqu’à se dépasser. L’accélération est trop forte : on sent qu’il va caler. Au coeur du tourbillon, dans l’oeil du cyclone, il y a pourtant nos corps, dernières balises d’une réalité chaotique et mutante. Neuf hommes et une femme évoluent sur un plateau nu, réduit à l’essentiel. N’y subsistent que les unités élémentaires du théâtre – lumière, son, mouvement. L’espace que découpe Anne Teresa De Keersmaeker, en collaboration avec les artistes Ann Veronica Janssens et Michel François, est un désert. Un pays aride d’où émergent des hypothèses : un solo de joie nue, un corps en quête de sa dernière légèreté ; ou un mouvement d’ensemble profilé comme une nuée d’oiseaux, dont l’infinie variation des motifs évoque tout à la fois la formule mathématique et la pure fantaisie humaine.