Akane Hosaka trouve son inspiration musicale d'abord dans les images. Les livres pour enfants, les paysages sont le point de départ de ses compositions. Les images provoquent des émotions, ces émotions évoquent une musique. Akane Hosaka s'applique à retranscrire cette musique née des images. Particulièrement sensible aux formes graphiques et aux délires architecturaux d'artistes comme Keiji Ito ou Bruno Munari, elle est également incollable sur les films français d'animation image par image des années 1960-1970 comme Colargol ou Chapi-Chapo.
Dai Soma se souvient avoir été fasciné dans son enfance par un vieux conteur de Kamishibai (théâtre de papier) qui improvisait ses histoires en faisant défiler ses dessins devant les yeux des spectateurs ébahis. Plus tard, il se met à réaliser ses propres films et à les diffuser dans un cinéma qu'il loue à Tokyo. Mais trouvant la répétition de la même projection extrêmement ennuyeuse, il se met à jouer avec les effets sonores du film, causant désagrément des spectateurs et mécontentement du propriétaire. Obstiné, il continue dans cette direction et plonge dans les clubs tokyoïtes pour trouver un public à sa mesure.