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Akane Hosaka / Yudaya Jazz
Musique

1ère partie
AKANE HOSAKA

Akane HOSAKA synthétiseurs, ordinateur, chant

2ème partie
YUDAYA JAZZ

Dai SOMA platines DVD, caméra vidéo, piano


Jeudi 26 mars 2009 à 22h - Odéon
Tarif III [+] - Durée 1h40

 
 

                 L'EXPERIENCE JAPONAISE
                      du 24 au 28 mars 2009

L'univers d'Akane Hosaka est peuplé de wallabies souriants, d'automates bigarrés et de petits singes joueurs de tambours. Des rythmiques électroniques bondissantes et des lignes mélodiques au goût délicieusement rétro s'entrelacent comme les motifs sur un cerceau d'acrobate. On pense au Yellow Magic Orchestra revisité par Jacno, mais une double tension nous tire à la fois vers les précurseurs électroniques des années 1960 et vers une musique résolument moderne.

Et si la beauté éclatait soudainement de la superposition d'une vidéo de la chanteuse soul américaine Minnie Riperton, à une scène des Oiseaux d'Alfred Hitchcock ? Que pourrait-il bien arriver en mixant le 45 tours d'un enfant jouant du synthétiseur analogique avec une vidéo montrant un marchand des quatre-saisons de Sumatra qui vend ses légumes en pianotant sur un petit clavier en plastique ? Découvertes sensitives ou entrechoquement de signifiants ?

Akane Hosaka trouve son inspiration musicale d'abord dans les images. Les livres pour enfants, les paysages sont le point de départ de ses compositions. Les images provoquent des émotions, ces émotions évoquent une musique. Akane Hosaka s'applique à retranscrire cette musique née des images. Particulièrement sensible aux formes graphiques et aux délires architecturaux d'artistes comme Keiji Ito ou Bruno Munari, elle est également incollable sur les films français d'animation image par image des années 1960-1970 comme Colargol ou Chapi-Chapo.

Dai Soma se souvient avoir été fasciné dans son enfance par un vieux conteur de Kamishibai (théâtre de papier) qui improvisait ses histoires en faisant défiler ses dessins devant les yeux des spectateurs ébahis. Plus tard, il se met à réaliser ses propres films et à les diffuser dans un cinéma qu'il loue à Tokyo. Mais trouvant la répétition de la même projection extrêmement ennuyeuse, il se met à jouer avec les effets sonores du film, causant désagrément des spectateurs et mécontentement du propriétaire. Obstiné, il continue dans cette direction et plonge dans les clubs tokyoïtes pour trouver un public à sa mesure.

 
théâtre de nîmes
théâtre de nîmes  
théâtre de nîmes  
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